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la diversité des préférences et des raisons du choix, confirment que les résultats électoraux comme les mouvements d'opinion sont intimement liés aux performances réelles ou attendues des candidats ; ce qui constitue bien une caractéristique essentielle du principe électoral.

Les déterminants de l'abstention sont plus liés à la conjoncture politique qu'à des facteurs socio-économiques structurels. Les taux d'abstention enregistrent de faibles variations suivant le type de population considérée.
Seules deux variables semblent jouer fortement sur les taux d'abstention : le niveau d'éducation, d'abord et l'âge ensuite.

Si la faiblesse du niveau d'éducation induit un phénomène de désintérêt et d'auto-exclusion, cette relation est loin d'être systématique et a tendance à s'amenuiser avec le temps ; malheureusement par le bas, à travers un désengagement plus prononcé des couches sociales plus favorisées (classes moyennes, élites).
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# Posté le vendredi 14 juillet 2006 06:16

Modifié le lundi 24 juillet 2006 13:21

l' « ethnie » et la réalités sociopolitique à Madagascar

l' « ethnie » et  la réalités sociopolitique à Madagascar
le cas de la crise politique de 2002


La question de l' « ethnie » a été instrumentalisée par les éléments les plus extrémistes dans la crise de 2002. Ceci afin de reprendre le vieil adage, de « diviser pour régner ». La socio-antropologie donne des clés pour comprendre pourquoi une confrontation « ethnique » est bien peu concevable sur la Grande île.

Pourquoi, à Madagascar, malgré toutes ces tentatives, l'affrontement n'a-t-il pas eu lieu ?
La réponse est certainement dû au fait qu' «il n'existe pas de discontinuité fondamentale à l'intérieur de la population d'un même pays, surtout les différents éléments qui la composent vivent depuis longtemps ensemble »
Cette communauté de vie depuis des siècles, cette langue partagée, ces croyance communes et ces habitus (concept de Bourdieu) qui traversent le pays sont des vecteurs de création d'une conscience identitaire commune à tous les malgaches.



En avril 2002 Guilhem Beauquier écrivait :

« la vision de la France sur Madagascar n'a quasiment pas évolué depuis Gallieni : il y a d'un côté les Merina des hauts plateaux, fourbes et arrogants qu'il faut mater et rabaisser ; et de l'autre les Côtiers, exploités et humiliés qu'il faut défendre et promouvoir. Ce manichéisme n'est pas innocent : il a été forgé à dessein pour servir la colonie dans le passé, des intérêts stratégique, politique et financiers aujourd'hui » (Beauquier 2002)

Pour illustrer ce propos Beauquier rappelle une déclaration du Générale Gallieni fait à Madagascar en 1896 :

« je m'appuie pour diriger sur la politique des races »

Enfin l'ultime oeuvre de mémoire réalisée par Guilhem Beauquier en avril 2002, ce rappel des dogmes coloniaux à la veille de l'insurrection malgache de 1947 pour l'indépendance, par le haut commissaire française à Madagascar, Marcel de Coppet. :

« Dès 1896, s'établit à Madagascar un antagonisme entre les Hova nobles des plateaux d'une part et, d'autre part, leur esclaves et les population côtiers. Pour les Hova, l'occupation française fut une dépossession - ils disent même aujourd'hui une spoliation ; pour les population côtières, ce fut une libération (...). Les Hova sont d'origine sont d'origine malayo-polynésienne, leur tempérament est asiatique, leur nature très fermée, leurs intentions toujours secrètes. Ils ont le goût de l'intrigue, du complot, de la conjuration, des groupements occultes, des sociétés secrètes. Toutes leurs belles facultés d'intelligence (...), ils veulent les mettre au service de leur rancune contre nous. En apparence, ils se résignent à loccupation étrangère, mais leurs sentiments haineux ne désarment pas».

Ces citations sont intéressantes, car ses schémas d'analyses prédominent dans l'historiographie post –coloniale du XXIe siècle.

En 1947, parallèlement à tous les clichés coloniaux concernant les asiatiques M. de Coppet procèdes a une confusion en assimilant tous les habitants des hauts terres à des Hova et négligeant la structure de caste et de classe de la société merina du XIXe siècle qui comprenait aussi des Andriana (nobles), des Andevo (esclaves) etc.

Dans son excellent essai intitulé Madagascar ; des pseudo-ethnies (Ramamonjisoa 2002) l'anthropologue Janine Ramamonjisoa note que « Les ethnies dénombrés par les colonisateurs désignent des entités disparates ».

Jean Aimé Rakotoarisoa : « l'officialisation des fameuses dix-huit tribus de l'île remonte à une carte établie, très artificiellement par l'administration coloniale au début du XXe sicècle (.../...) les noms retenus désignent avant tout les caractères physique de la région : Tandroy (originaire du pays du roy, une plante épineuse), Tefatsy 'ceux venant du pays du sable) Tanala (ceux venant de la forêt), etc. en prenant à la lettre ces critères, il y aurait alors plus de deux cent ethnies à Madagascar§ »

L'étude de terrain mené par Didier MAURO Docteur a l'université de la Sorbonne montre que les six régions sont unies (par l'alliance et le voisinage) dans les quartiers populaires de la capitale, ainsi que dans toutes provinces, du pays, du faits des mutations inter- régionales.

La population ne se pense pas du tout en termes ethniques. On ne peut pas dire qu'il y ait une identité ethnique merina et une identité ethnique côtière : il s'agit d'une profond erreur d'analyse, contraire au réel, et aux faits que l'enquête de terrain révèle.

Il existe à Madagascar des cultures régionales et plutôt qu'en termes d' « ethnie », « il serait plus juste de raisonner en termes de régions culturelles


Le clivage Hauts plateaux côtes

Les enquêtes de terrain faites par D. MAURO dans toutes les régions du pays depuis 1989 donnent les réponses sur la question.
Les réponses qui furent faites étaient bien loin du schéma ethnique, ce type d'analyse était même perçu comme absurde par les paysans de l'Androy, les pêcheur vezo, ou les possédés sakalava du Boina qu'ils ont pu interroger sur ce point.

Ces études de terrains confirment l'analyse de Jamine Ramamonjisoa :
« Les positions ethnicistes sont le fait surtout de politiciens, relayés par leurs journalistes, prenant à témoin leur publics en vue de la distribution des positions et du pouvoir »

Masina ny firenena : l'unité nationale est enracinée dans le sacré


La religion traditionnelle et la relation aux ancêtres fait apparaître la profonde unicité d'une pensée malgache dont les formes varient mais dont le fond commun est partagé dans toutes les régions.

Le point commun entre les six ethnies est le refus de rompre avec le passé et les tombeaux sont partout présents, au c½ur des villages, non loin des maisons ou isolés dans la nature, sur des collines. Ils sont le lien entre deux mondes : celui des vivants et celui des morts. Entretenus, souvent décorés et sculptés, parfois entourés de murs et de jardins, certains sont de véritables ½uvres d'art issues du culte des morts

Dans le domaine des modes de représentation, l'unité nationale n'est pas un mot d'ordre ni un slogan creux, mais peut être symbolisé par un concept – Tanindrazana (la terre des ancêtre) et par la formule – Masina ny Firenena ( la Nation sacrée) qui sont psalmodiée (chantée) lors des cérémonies des sambatra (circoncision collective) et des famadihana (nouvelles funérailles).

La Grande île est une terre sacrée, indivisible, entourée d'eau sainte (Ranomasina). Ce point de vue est celui partagé par la grande majorité de la population.


A Madagascar du point de vue de l'anthropologie et de la sociologie, ni la catégorisation ethnique ni la dichotomie « côtiers/merina » n'ont de fondement scientifiques, et tout particulièrement dans leur usage politique. Comme l'écrit Jeanine Ramamonjisoa, il s'agit d'un problème que l'on sait être entretenu, instrumentalisé, que l'on estime être un faux problème », mais dont il faut mesurer « les menaces que font peser sur le peuple malgache des politiciens tribalistes, ignorants de l'histoire réelle et des formes de loyauté qui unissent les diverses partie du pays »

Si clivage il y a à Madagascar au début des années deux mille, c'est un clivage de classe et non un clivage de race. La question
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# Posté le jeudi 13 juillet 2006 20:05

Modifié le jeudi 13 juillet 2006 21:04

l'histoire ethnique et les origines du peuple malgache

l'histoire ethnique et les origines du peuple malgache
Définition d'Ethnie:

Une ethnie est une notion floue qui rassemble un groupe humain possédant plus ou moins un héritage socio-culturel commun, comme une langue, une religion, des traditions semblables.

On peut définir plus précisément l'ethnicité, qui est d'après Max Weber, le sentiment de partager une ascendance commune, que ce soit à cause de la langue, des coutumes, de ressemblances physiques ou de l'histoire vécue.

Cette notion est très importante sur le plan social et politique car elle est le fondement de la notion d'identité.

l'histoire ethnique et les origines du peuple malgache

Brassages séculaires et migrations intérieures ont façonné un peuple authentiquement « afro-asiatique » ainsi que l'atteste, sur un fond réel d'unité culturelle et même linguistique, l'éventail des dix-huit ethnies officiellement recensées, certaines comprenant des sous-groupes et clans particuliers. À partir de la fin du XIXe siècle, la colonisation a favorisé l'implantation durable de minorités étrangères, européenne et notamment française (les Vazaha), chinoise, indo-pakistanaise musulmane (les Karana) et comorienne ; des communautés modestes en nombre d'individus (quelques dizaines de milliers au total), mais économiquement puissantes, voire dominantes....

La question du peuplement de Madagascar fait toujours l'objet de recherches et de débats, mais deux points semblent aujourd'hui attestés : le sous-continent malgache n'a pas trace de préhominien, alors que l'Afrique voisine, australe et orientale, revendique avec de bons arguments paléontologiques le statut de berceau de l'humanité ; par ailleurs, le peuplement originel de la Grande Île, issu de migrations d'Asie et d'Afrique, serait d'origine relativement récente (VIIIe-XIIIe s. apr. J.-C.).

La diversité anthropologique des Malgaches est évidente. Certains types évoquent l'Indonésie, d'autres l'Afrique ; les types mixtes sont les plus fréquents, conséquence de métissages multiples, anciens ou plus récents, entre originaires d'Asie et d'Afrique, eux-mêmes nuancés par d'autres apports asiatiques et européens. Une diversité qui éclate sur un fond incontestable d'unité et qui fait toute l'originalité de la personne et de la personnalité malgaches. Le poète Jacques Rabemananjara la résume ainsi (Présence de Madagascar, 1957) : « Visiteurs malais, asiatiques, africains, européens y ont déposé ensemble ou tour à tour leurs marques et leurs types. De leur brassage séculaire s'est formé un peuple intermédiaire guère facile à déterminer et pourtant typiquement reconnaissable : le Malgache contemporain. » Pour le président Tsiranana, les Malgaches étaient « les seuls véritables Afro-Asiatiques ». Plus sommairement, la distinction traditionnelle entre Merina et Côtiers renvoie aux origines lointaines : Indonésie (ou plutôt Austronésie selon la formule à la mode) pour les premiers et Afrique pour les autres. Il faudra nuancer.

La diversité anthropologique des Malgaches est évidente. Certains types évoquent l'Indonésie, d'autres l'Afrique ; les types mixtes sont les plus fréquents, conséquence de métissages multiples, anciens ou plus récents, entre originaires d'Asie et d'Afrique, eux-mêmes nuancés par d'autres apports asiatiques et européens. Une diversité qui éclate sur un fond incontestable d'unité et qui fait toute l'originalité de la personne et de la personnalité malgaches.
Le poète Jacques Rabemananjara la résume ainsi (Présence de Madagascar, 1957) :

« Visiteurs malais, asiatiques, africains, européens y ont déposé ensemble ou tour à tour leurs marques et leurs types. De leur brassage séculaire s'est formé un peuple intermédiaire guère facile à déterminer et pourtant typiquement reconnaissable : le Malgache contemporain. »

Pour le président Tsiranana, les Malgaches étaient « les seuls véritables Afro-Asiatiques ». Plus sommairement, la distinction traditionnelle entre Merina et Côtiers renvoie aux origines lointaines : Indonésie (ou plutôt Austronésie selon la formule à la mode) pour les premiers et Afrique pour les autres. Il faudra nuancer.

La langue, elle, est d'origine indonésienne (on disait naguère malayo-polynésienne). Cela confère à Madagascar un fond d'unité linguistique très réel malgré les variations dialectales et les apports de vocabulaire africain (bantou) et de termes arabes qui ont progressivement enrichi cette langue dont la transcription écrite ne sera effectuée qu'au XIXe siècle.

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 17:12

Modifié le jeudi 13 juillet 2006 20:06

l'évolution de la situation politique depuis l'Indépendance

l'évolution de la situation politique depuis l'Indépendance
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# Posté le jeudi 13 juillet 2006 06:12

Modifié le jeudi 13 juillet 2006 13:41

l'aprés Dakar et la reconnaissance internationale du régime de Ravalomanana

l'aprés Dakar et la reconnaissance internationale du régime de Ravalomanana
Un nouveau décompte des voix donne la victoire à Marc RAVALOMANANA. Mais La violence et la rupture économique considérable ont continué jusqu'en juillet 2002 où Ratsiraka et plusieurs de ses partisans se sont sauvés en exil en France. En plus des différences politiques, les différences ethniques ont joué un rôle dans la crise et continuent à jouer un rôle dans la politique. Ratsiraka est de la tribu côtière des Betsimisaraka et Ravalomanana vient de la tribu montagnarde des Merina.

Après la fin de la crise politique de 2002, le Président Ravalomanana a entamé de nombreux de projets de réforme, préconisant avec force "le développement rapide et durable" et le lancement d'une lutte contre la corruption. Les élections législatives de décembre 2002 ont donné son parti TIM nouvellement formé (Tiako-I-Madagasikara - Amour de Madagascar) parti majoritaire gouvernant dans l'Assemblée Nationale. Les élections municipales de novembre 2003 ont été conduites librement, renvoyant une majorité de partisans du président, mais également un nombre significatif de personnalités indépendantes et régionales d'opposition.

Après la fin de la crise politique de 2002, le Président Ravalomanana a entamé de nombreux de projets de réforme, préconisant avec force "le développement rapide et durable" et le lancement d'une lutte contre la corruption. Les élections législatives de décembre 2002 ont donné son parti TIM nouvellement formé (Tiako-I-Madagasikara - Amour de Madagascar) parti majoritaire gouvernant dans l'Assemblée Nationale. Les élections municipales de novembre 2003 ont été conduites librement, renvoyant une majorité de partisans du président, mais également un nombre significatif de personnalités indépendantes et régionales d'opposition.

Après la fin de la crise politique de 2002, le Président Ravalomanana a entamé de nombreux de projets de réforme, préconisant avec force "le développement rapide et durable" et le lancement d'une lutte contre la corruption. Les élections législatives de décembre 2002 ont donné son parti TIM nouvellement formé (Tiako-I-Madagasikara - Amour de Madagascar) parti majoritaire gouvernant dans l'Assemblée Nationale. Les élections municipales de novembre 2003 ont été conduites librement, renvoyant une majorité de partisans du président, mais également un nombre significatif de personnalités indépendantes et régionales d'opposition.

La participation du nouveau Président Marc RAVALOMANANA au premier Sommet de l'Union Africaine à Maputo en juillet 2003 consacre la reconnaissance internationale de son régime

Après la crise de 2002, le président a remplacé les gouverneurs provinciaux par des DSP désignés (Délégations Spéciales du Président). La législation suivante a établi une structure de 22 régions pour décentraliser l'administration. En septembre 2004, le gouvernement a appelé 22 chefs régionaux, rapportant directement au président, pour mettre en application ses plans de décentralisation. Le financement et les puissances spécifiques pour les administrations régionales restent à clarifier.
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# Posté le jeudi 13 juillet 2006 03:38